3 défis sur le sol lancés par de Jeunes Agriculteurs à leur Coopérative

22-08-2017

Les réponses du responsable R&D agronomie de Lallemand Plant Care

3 types d’exploitations différentes et 3 questions techniques.

Des problématiques du sol que rencontrent  tous les agriculteurs : les réponses d’un agronome. Des réponses techniques et claires en terme de rentabilités économiques. L’agronomie revient au centre de l’agriculture…1er Défi sol ! Tassement du sol

Comment résoudre les problèmes de tassement du sol en surface qui diminuent le rendement en herbe demandent un couple de jeunes agriculteurs en polyculture et élevage.

La réponse d’Olivier Cor :

Le piétinement par les bêtes des prairies temporaires est un réel problème pour le rendement des exploitations agricoles.

Pour optimiser le rendement en herbe et la fauche, il va falloir faire un choix. Les parcelles sont souvent sur piétinées. On peut optimiser d’un côté le rendement de parcelles et optimiser la fauche pour des parcelles plus éloignées.

Cela se fait par :

  • Le choix des variétés semées dans les prairies
  • Les associations de variétés sur les parcelles
  • La mise en place de circulation, zones d‘alimentations positionnée sur les parties les moins fertiles et consacrés à cette fonction

Pour obtenir :

  • Une souplesse d‘exploitation de l‘herbe au niveau de l’exploitation
  • Une rotation plus rapide du troupeau sur les parcelles en période humide en particulier. Quitte a provoquer plus de fauches.
  • Un meilleur rendement du fourrage sur les parcelles productives.

2 ème Défi sol ! Comment passer en TCS avec du non-labour

et résoudre les problèmes de :

  • Désherbage
  • Dans quelles conditions et quand passer la machine
  • Gestion des limaces
  • Comment reprendre le travail du sol

Tout en voulant garder le même rendement avant en labour, et après, en non labour.

Un agriculteur céréalier qui a expérimenté le non labour sur une partie de son exploitation et a acquis un machine qui lui permet un travail du sol simplifié.

La réponse d’Olivier Cor :

Dans le type de sol argileux de cet agriculteur le non labour est intéressant, s’il est possible d‘intervenir sur ces sols au bon moment. Sol non encore à la capacité au champs mais pas trop sec à l’automne comme au printemps avec un outil non animé. De bonnes conditions météo sont indispensables et rendent le nombre de jours d‘interventions possible assez réduit. Au fur et à mesure les sols devraient être de plus en plus faciles à travailler.

Les expériences actuelles permettent de prévoir un temps minimum de 4 ans avant d‘observer des changements de comportement du sol.

La réussite du passage en Non Labour nécessite :

  • De tester le matériel, la période, les conditions météo et la vitesse de travail
  • d‘observer : comptage, analyses, photographies,
  • En expérimentant l’association de culture et le maintien d‘un couvert intégral.

Pour assurer un suivi et s’adapter à ses différents types de sols de son exploitation et la disponibilité de son matériel. En procédant par étapes sur une partie de l‘exploitation par exemple un tel changement prendra entre 4 et 10 ans.

3 éme Défi sol ! Comment booster le sol et raisonner les apports

pour exploiter les éléments nutritifs du sol pour les plantes. Par un éleveur de volailles bio et polyculture céréalière.

La réponse d’Olivier Cor :

On peut diminuer le coût de la fertilisation en production végétale biologique. Le seul moyen est de rendre les fertilisants plus efficaces. En augmentant la biodisponibilité des engrais apportés sur les sols.

On joue sur 3 leviers :

  • La structure du sol, un couvert permanent et JAMAIS d‘intervention dans de mauvaise conditions climatiques quitte à décaler les interventions.
  • Préserver et favoriser la vie du sol : micro-organismes et macro-organismes par des apports annuels de matières organiques même en faible quantité, intégration superficielle des débris végétaux.
  • Les couverts végétaux appelés anciennement engrais vert, ils permettent de relocaliser et de remobiliser les éléments nutritifs en surface du sol.
  • Contrôler le statut acido basique (chaulage si nécessaire) et les teneurs en éléments nutritifs (plan d‘échantillonnage et d‘analyse de sol).

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