Les enjeux de l’Agriculture

Les enjeux de l 'Agriculture nouvelle

Certains l’appellent : agriculture de conservation, durable ou raisonnée. D’autres l’appellent : agriculture écologiquement intensive ou à haute valeur environnementale… A priori un consensus pour que l’agriculture concilie :

Production :

  • De nourriture,
  • D’agro carburants,
  • Face à une démographie galopante,
  • Et une surface agricole limitée…

Et écologie :

  • résidus de pesticides,
  • pollution de l eau,
  • biodiversité,
  • paysages…

Face a ce défi, de nouvelles pratiques culturales et de nouveaux intrants apparaissent : engrais, bio stimulants, activateurs de sol, produits phytopharmaceutiques, semences et plants, équipements, conduite… Ils sont nouveaux par leur technologie, ou par leur usage parfois basés sur des principes millénaires. C’est peut-être un simple retour aux bases de l’agronomie ?

La nouvelle révolution verte sera-t-elle un retour aux sources ou une véritable innovation technologique ?

10 réflexions au sujet de « Les enjeux de l’Agriculture »

  1. je recherche des infos ,concernant les micros algues type spiruline ,(ou autres) concernant l’alimentation animal . merci

  2. La spiruline est une cyanobactérie. Elle est donc capable de réaliser la photosynthèse. Cette micro algue est intéressante à plus d’un titre. A surface égale, elle est capable de produire 5 x plus de protéines qu’une culture de soja. Elle possède tous les acides aminés essentiels, du fer, des anti-oxydants et de nombreuses vitamines.
    Elle est principalement utilisée comme complément alimentaire pour l’homme mais naturellement son usage en alimentation animale présente les mêmes avantages. Aujourd’hui, son coût la destine principalement aux animaux de compagnies (chiens, chat, poissons) …
    Voici ce que Jean Paul Jourdan écrit dans son Manuel de culture artisanale pour la production de spiruline
    « La spiruline, notamment de second choix (grumeaux, balayures), peut se valoriser
    dans l’alimentation des animaux (poules pondeuses, poulets, vaches, chevaux de
    course, poissons, crustacés, larves de crevettes, etc.). Elle améliore leur santé, leur
    apparence, leur qualité ou leurs performances. Pour les poissons, elle peut être
    donnée en l’état, fraîche ou sèche ou, mieux, être incorporée aux granulés. Pour les
    poules, on peut ajouter jusqu’à 10 % de spiruline dans la ration: la qualité des œufs
    est améliorée (jaune plus coloré). »
    Aujourd’hui, on envisage que la culture des algues serait susceptible de fournir nourriture (spiruline, chlorelle), énergie, produits chimiques et pharmaceutiques sur des surfaces réduites et en optimisant les ressources. L’Agriculture Nouvelle sera peut être de l’Algaculture !?

  3. l’idée serait de produire des (algues) en se servant des déjections animal .l’objectif étant de réduire l’achat de protéines .

    • On peut produire de la spiruline avec des matières premières naturelles. L’urine animale (ou même humaine) peut alors constituer la source d’azote et de micro éléments nécessaire à la croissance de l’algue. Attention cependant, l’utilisation d’urine implique certaines précautions et limites d’usage… Le document de Jean Paul Jourdan, « Manuel de culture artisanale pour la production de spiruline » est en libre téléchargement sur internet. Il est très complet.
      Cependant, il n’est pas possible de valoriser fumiers ou lisiers en production artisanale de spiruline… L’urine peut être stérile. Fumiers ou lisiers contiennent un grand nombre de bactéries coprophages (et autres micro organismes, champignons, protozoaires…) qui peuvent contaminer le milieu de culture de la spiruline, la rendant totalement impropre à la consommation !

      • si je vous suit ,il faudrait dabort traité le lisier.la méthanisation du lisier permet elle de pallier aux problemes de contamination ? Y a t’il des procédés, mécanique ,chimique ,…qui permetrai d’éxtraire NPK d’un lisier ?

        • Oui, il est possible d’extraire les éléments NPK des lisiers. C’est une méthode qui est utilisée pour produire des engrais minéraux (N, NP sous forme de phosphate diammonique, et PK) à partir des digestats issus de la méthanisation… Cependant ces méthodes sont industrielles et très difficiles à concevoir à l’échelle d’une exploitation. Il faut d’abord procéder à une séparation mécanique des phases liquide et solide puis à un traitement thermo chimique de ces phases dépendant de l’élément que l’on souhaite récupérer. Par exemple, pour obtenir une solution concentrée de sulfate d’ammonium, il faut procéder à une séparation de l’ammoniac de la phase liquide, dans une colonne d’échange liquide/gaz en milieu basique. Puis absorber l’ammoniac gazeux dans une solution d’acide sulfurique… Non seulement ces méthodes ne s’improvisent pas, mais on peut légitimement se demander si le bilan global d’une telle intervention est valable…
          En ce qui concerne la production de spiruline, c’est encore plus aberrant… Le milieu de culture peut être constitué que de bicarbonate (natron) ou de lessive de cendre, de sel, de fer et de 4ml par litre d’urine… Alors, il sera plus simple de récupérer l’urine seule plutôt que de la mélanger aux excréments et à la matière organique puis d’essayer de les re séparer…

          • merci pour ces précisions.concernant la méthanisation ,en regardant wikipedia ,je m’intéroge sur le procédé abert et boch ,qui permet d’obtenir de l’ammoniaque .si je regard le schémat du dit, procédé ,il est écrit ,méthane .Le méthane issue d’une éxploitation peut il etre utilisé a cette fin ?

  4. La réponse est oui. Le procédé Habert-Bosch permet la synthèse d’ammoniac à partir de l’azote atmosphérique (N2) et du dihydrogène (H2). Le méthane (CH4) est la source de dihydrogène lorsqu’il subit un vaporéformage (dissociation du carbone et du dihydrogène sous l’action de chaleur et de vapeur d’eau). Le méthane peut provenir du gaz naturel (extrait des puits) ou du biogaz (issu de la méthanisation).
    Le procédé Habert-Bosch nécessite de très hautes températures (500°c) et de très hautes pressions (300 bar), ce qui réserve son utilisation aux industries de pointes. Il est de plus très énergivore. On considère qu’il faut 1 tonne équivalent pétrole (tep) pour produire une tonne d’azote sous forme d’urée (0.7 tep pour 1 tonne d’ammonitrate 33.5).

  5. industries de pointes .domage ,le pétrole a encore de beau jour devant lui .

  6. l’autre aspect ,est géopolitique .les pays qui achete notre blé,(égypte ,algérie ,…) nous vende des engrais azoté ,donc du pétrole .que va t’il se passer l’orsque nous ne produiront plus asser de blé,ou si le pétrole vennait a manquer ?