Les probiotiques protègent aussi les abeilles et améliore la survie de 20 à 40%

13-06-2018

Une étude récente montre que les deux souches probiotiques Saccharomyces cerevisiae var. boulardii CNCM I-1079 et Pediococcus acidilactici CNCM MA 18 / 5M sont efficaces pour protéger les abeilles contre une infection fongique appelée nosémose. Cette infection est associée au syndrome d’effondrement des colonies et sa prévalence augmente rapidement. Cette maladie est aujourd’hui traitée à l’aide d’antibiotiques, mais leur efficacité est en baisse en raison de l’émergence de souches résistantes du champignon. Dans cet essai original mené par l’Université de Laval au Canada en partenariat avec Lallemand Animal Nutrition, les deux probiotiques ont significativement augmenté la survie des abeilles tant en préventif qu’en curatif, réduisant ainsi le besoin d’antibiotiques:

  • La survie des abeilles est significativement augmentée de 28,8% avec P. acidilactici CNCM MA 18 / 5M et de 29,9% avec S. boulardii CNCM I-1079 lorsque les probiotiques ont été administrés aux abeilles mélangées dans du sirop de sucre dans une approche préventive pendant deux semaines.
  • Pediococcus acidilactici CNCM MA 18 / 5M a augmenté la survie des abeilles de 23% et S. boulardii CNCM I-1079 de 41% lorsque les abeilles le reçoivent après une infection.

Les auteurs ont émis l’hypothèse que le mécanisme d’action pourrait impliquer une amélioration de la réponse immunitaire et des processus de réparation tissulaire, protégeant ainsi les abeilles des dommages causés par le parasite.

Les chercheurs de chez Lallemand poursuivent également d’autres études sur les abeilles en France et et espérons développer des solutions durables pour protéger ces précieuses travailleuses!

Réf.: El Khoury S. et al. (2018) Deleterious Interaction Between Honeybees (Apis mellifera) and its Microsporidian Intracellular Parasite Nosema ceranae Was Mitigated by Administrating Either Endogenous or Allochthonous Gut Microbiota Strains Front. Ecol. Evol., 23 May 2018 (https://doi.org/10.3389/fevo.2018.00058)

3 défis sur le sol lancés par de Jeunes Agriculteurs à leur Coopérative

22-08-2017

Les réponses du responsable R&D agronomie de Lallemand Plant Care

3 types d’exploitations différentes et 3 questions techniques.

Des problématiques du sol que rencontrent  tous les agriculteurs : les réponses d’un agronome. Des réponses techniques et claires en terme de rentabilités économiques. L’agronomie revient au centre de l’agriculture…1er Défi sol ! Tassement du sol

Comment résoudre les problèmes de tassement du sol en surface qui diminuent le rendement en herbe demandent un couple de jeunes agriculteurs en polyculture et élevage.

La réponse d’Olivier Cor :

Le piétinement par les bêtes des prairies temporaires est un réel problème pour le rendement des exploitations agricoles.

Pour optimiser le rendement en herbe et la fauche, il va falloir faire un choix. Les parcelles sont souvent sur piétinées. On peut optimiser d’un côté le rendement de parcelles et optimiser la fauche pour des parcelles plus éloignées.

Cela se fait par :

  • Le choix des variétés semées dans les prairies
  • Les associations de variétés sur les parcelles
  • La mise en place de circulation, zones d‘alimentations positionnée sur les parties les moins fertiles et consacrés à cette fonction

Pour obtenir :

  • Une souplesse d‘exploitation de l‘herbe au niveau de l’exploitation
  • Une rotation plus rapide du troupeau sur les parcelles en période humide en particulier. Quitte a provoquer plus de fauches.
  • Un meilleur rendement du fourrage sur les parcelles productives.

2 ème Défi sol ! Comment passer en TCS avec du non-labour

et résoudre les problèmes de :

  • Désherbage
  • Dans quelles conditions et quand passer la machine
  • Gestion des limaces
  • Comment reprendre le travail du sol

Tout en voulant garder le même rendement avant en labour, et après, en non labour.

Un agriculteur céréalier qui a expérimenté le non labour sur une partie de son exploitation et a acquis un machine qui lui permet un travail du sol simplifié.

La réponse d’Olivier Cor :

Dans le type de sol argileux de cet agriculteur le non labour est intéressant, s’il est possible d‘intervenir sur ces sols au bon moment. Sol non encore à la capacité au champs mais pas trop sec à l’automne comme au printemps avec un outil non animé. De bonnes conditions météo sont indispensables et rendent le nombre de jours d‘interventions possible assez réduit. Au fur et à mesure les sols devraient être de plus en plus faciles à travailler.

Les expériences actuelles permettent de prévoir un temps minimum de 4 ans avant d‘observer des changements de comportement du sol.

La réussite du passage en Non Labour nécessite :

  • De tester le matériel, la période, les conditions météo et la vitesse de travail
  • d‘observer : comptage, analyses, photographies,
  • En expérimentant l’association de culture et le maintien d‘un couvert intégral.

Pour assurer un suivi et s’adapter à ses différents types de sols de son exploitation et la disponibilité de son matériel. En procédant par étapes sur une partie de l‘exploitation par exemple un tel changement prendra entre 4 et 10 ans.

3 éme Défi sol ! Comment booster le sol et raisonner les apports

pour exploiter les éléments nutritifs du sol pour les plantes. Par un éleveur de volailles bio et polyculture céréalière.

La réponse d’Olivier Cor :

On peut diminuer le coût de la fertilisation en production végétale biologique. Le seul moyen est de rendre les fertilisants plus efficaces. En augmentant la biodisponibilité des engrais apportés sur les sols.

On joue sur 3 leviers :

  • La structure du sol, un couvert permanent et JAMAIS d‘intervention dans de mauvaise conditions climatiques quitte à décaler les interventions.
  • Préserver et favoriser la vie du sol : micro-organismes et macro-organismes par des apports annuels de matières organiques même en faible quantité, intégration superficielle des débris végétaux.
  • Les couverts végétaux appelés anciennement engrais vert, ils permettent de relocaliser et de remobiliser les éléments nutritifs en surface du sol.
  • Contrôler le statut acido basique (chaulage si nécessaire) et les teneurs en éléments nutritifs (plan d‘échantillonnage et d‘analyse de sol).

Le soufre, ne l’oublions pas !

23-04-2017

Lessivage du SoufreLe soufre, comme l’azote est un élément qui a des effets positifs sur le rendement des cultures. Comme l’azote, presque tout le soufre contenu dans le sol est contenu dans la matière organique du sol sous des formes non assimilables par les plantes et doit être oxydé sous forme de sulfate, par les microorganismes du sol (bactéries oxydatives du soufre comme les thiobacilles). Mais comme l’azote, le soufre sous sa forme assimilable (sulfate) est très sensible au lessivageLire la suite

Apport de matière organique – Vous posez-vous les bonnes questions ?

12-03-2017

Matière organique en agriculture« Lhumus reste encore aujourdhui une notion méconnue des agriculteurs,

qui implique de fausses interprétations et de mauvaises décisions techniques», constate Olivier Cor, ingénieur agronome chez Lallemand Plant Care. L’interprétation du taux d’humus – et du rapport C/N- par une simple analyse de terre tous les 3-4 ans, à un instant « t », en est un exemple : « Il ny a pas un bon ou un mauvais taux dhumus, justifie

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