Epandage des effluents d’élevage et vie sol

11-10-2016


Vidéo agriculture NouvelleFrédéric Thomas (agriculteur et rédacteur en chef de la revue TCS) nous explique les avantages de l’épandage des effluents d’élevage sur des couverts installés au mois de septembre.

Cela nourrit l’activité biologique du sol, sans trop le compacter. Il nous montre que lors d’un parcours cultural classique, nous n’apportons pas de nourriture au sol régulièrement, ne permettant pas au sol, aux micro-organismes et aux vers de terre de se nourrir. Les couverts végétaux développent la vie du sol. Nous en parlions aussi dans cet article sur les micro organismes.

Agriculture Nouvelle et ITHEC ont filmé Frédéric Thomas lors d’une journée technique à la Coopérative d’Herbauges en septembre 2012.

3 réflexions au sujet de « Epandage des effluents d’élevage et vie sol »

  1. Que pensez d’apport de fumier en quantité limitée sur culture de blé pendant l’hiver ?
    Les raisons : – disponibilité en temps et matériel
    -evite les tassements du sol car réalisé sur sol gelés
    Merci pour vos réponses

    • De mon point de vue, les raisons techniques que vous évoquez (disponibilité en temps et matériel, éviter le tassement sur sol gelé) sont tout à fait valables et peuvent à elles seules justifier l’apport hivernal de fumier sur céréales d’hiver.
      L’apport de fumier en hiver est, pour la vie du sol, toujours mieux que pas d’apport organique du tout, il peut tenir le rôle de couverture sur les entre rangs et protéger le sol favorisant l’activité biologique.
      Par contre, d’un point de vue agronomique, vous apporter un amendement organique à une période où l’activité biologique est la plus faible. Sans activité biologique, le fumier ne se décomposera pas, ne sera pas assimilé par le sol, et vous risquez de perdre, par lessivage ou volatilisation, une partie des éléments minéraux de votre fumier, surtout si l’hiver est pluvieux et pas assez froid. Peut être vaut il mieux l’apporter en fin d’hiver ? (Les cultures qui reprendront bientôt leur croissance végétative puiseront les éléments minéraux avant lessivage. On profite plus des éléments fertilisants du fumier mais moins de son rôle de couverture et de protection du sol) ?
      D’un point de vue réglementaire (directive nitrate), à vérifier selon votre région, l’apport est autorisé sur céréales à paille à la condition que le C/N soit supérieur à 8.

    • Les fumiers sont des fertilisants organiques de type 1 selon la directive nitrate, ce qui correspond à des calendriers d’épandage spécifiques à chaque département. Dans la plupart des cas, les épandages d’hiver sont interdits. De plus, l’épandage sur sol gelé est toujours interdit même pendant les périodes autorisées.
      D’un point de vue agronomique, l’épandage pendant une période où la microflore et les plantes sont les moins actives expose le fumier à tous les risques de lixiviation ou érosion superficielle. Il est beaucoup plus intéressant d’apporter le fumier le plus tôt possible au printemps ou à l’automne avant l’implantation d’un colza, d’une prairie ou couvert végétal. L’apport d’automne sur céréales d’hiver est déconseillé car la couverture du sol est insuffisante et les besoins faibles.