L’agriculture naturelle existe- t-elle ?

14-11-2016

Agriculture naturelle Jff66

Masanobu Fukuoka écrit en préface de son livre l’agriculture naturelle : “L’idée fondamentale de l’agriculture naturelle est que la nature doit rester libre de toute ingérence et interventions humaines. Elle s’efforce de restaurer la nature détruite par le savoir et l’action de l’homme… »

Il érige en principe de base que l’agriculture est « dérangée » par l’homme. Mais le principe même de l’agriculture n’est-il pas de nourrir les hommes ? Définition de l’agriculture selon le Larousse : « ensemble des activités développées par l’homme, dans un milieu biologique et socio-économique donné, pour obtenir les produits végétaux et animaux qui lui sont utiles, en particulier ceux destinés à son alimentation ».

Alors l’agriculture naturelle est une figure se style poétique, un oxymore ? Combien d’hectolitres/ha pourrait produire une vigne sans intervention humaine ? Le simple fait d’exister est interventionniste et destructeur, nous sommes, par essence, des consommateurs de ressources. Ne parlons pas de notre propension à nous reproduire.

Nos ancêtres les bactéries,  apparues il y a environ 4 milliard d’années, continuent de se multiplier, tentant inexorablement d’occuper le maximum d’espace et de milieu de vie. Tous les coups sont permis dans ce combat pour la vie, compétition pour les nutriments, pour occuper l’espace…  Et la nature évolue, s’équilibre différemment,  façonnée par ces luttes intestines…

L’intervention de l’homme est-elle« naturelle » alors ?  Tentons de déculpabiliser l’agriculture avec un peu d’humanisme. Imaginons une agriculture avec moins d’intrants, sans travaux inutiles avec pour objectif de mieux nous nourrir, et plus longtemps.

BactériePrenons pour exemple l’inoculation.

Est-ce un acte contre-nature ? L’inoculation consiste à « injecter » dans un milieu un micro-organisme sélectionné et produit par l’homme.

Depuis l’antiquité, l’humanité se sert de micro-organismes pour fermenter le jus de raisin, fabriquer nos aliments. Les bactéries lactiques qui fabriquent nos fromages proviennent originellement des sols avant de coloniser le rumen des vaches ! Et si nous les sélectionnions pour les inoculer.

L’agriculture sélectionne les végétaux et animaux pour nourrir les hommes. Les souches et les micro-organismes s’adaptent rapidement aux milieux, ils sont en quelques sortent déjà sélectionnés « naturellement » par nos interventions,  la monoculture d’une espèce, l’épandage d’engrais ou de produits phytosanitaires…

L’inoculation d’un milieu « naturel » est une intervention de l’homme (comme l’agriculture !!) visant à améliorer la productivité, limiter le risques de maladies. Louis Pasteur disait : « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».  La capacité qu’il a à se multiplier dans le milieu déterminera sa longévité et sa dynamique de population. La sélection d’une souche particulière serait  alors un simple coup de pouce momentané à l’agriculture, à la nature ? Il est illusoire de croire que l’inoculation d’un sol résoudra ad vitam aeternam les problèmes de minéralisation, de blocage d’éléments nutritifs dans un sol, de déséquilibres…

L’inoculation des plantes par les symbioses peuvent demeurer pendant la durée de vie de la plante. Une bactérie rhizosphérique se sert des exsudats racinaires pour se nourrir et se fixer sur les racines, en contrepartie d’un bénéfice pour la plante (solubilisation du phosphore, chélation de minéraux…). Les champignons mycorhiziens prennent du sucre à la plante et permettent à la plante de mieux se nourrir.

Le sol est un capital à respecter mais n’oublions pas la plante car c’est elle qui nous nourrit !

JMS

6 thoughts on “L’agriculture naturelle existe- t-elle ?

  1. Merci pour votre article.

    « La nature doit rester libre de toute ingérence et interventions humaines » est en contradiction avec le fait de «restaurer la nature détruite par le savoir et l’action de l’homme. »

    Vous prenez le très bon exemple de la culture de la vigne. Où commence l’intervention de l’homme considérée comme acte contre nature ? La vigne est le résultat d’une longue sélection et de croisement d’espèces et de variétés. Acte pervers ? Les cépages sont greffés aux pieds mères, encore une intervention humaine complexe et délicate. La vigne subit ensuite un nombre impressionnant d’interventions par la main de l’homme, taille, tirage, attachage, épamprage, relevage, effeuillage, éclaircissage, broyage, désherbage, travail du sol… Je ne m’attarde pas sur la protection phytosanitaire (acte sacrilège et destructeur pour les écologistes profonds) qui vise à lutter contre les principales maladies de la vigne : le mildiou et l’oïdium. Pourquoi des produits naturels seraient approuvés sans la moindre objection et les produits de synthèse considérés comme néfastes et condamnables par une partie des intégristes naturalistes promoteurs du bio à tout prix ?

    «Le simple fait d’exister est interventionniste et destructeur, nous sommes, par essence, des consommateurs de ressources. Ne parlons pas de notre propension à nous reproduire. »

    Vivre c’est lutter. Pour l’homme, c’est combattre sans cesse son milieu hostile (le récent typhon qui vient de frapper les Philippines en est le malheureux exemple).
    Mais l’homme n’est pas uniquement destructeur, il crée aussi en se développant, il construit ! Une école, un hôpital sont-ils des réalisations qui détruisent l’humanité ou la nature ?

    « Le sol est un capital à respecter, mais n’oublions pas la plante, car c’est elle qui nous nourrit ! »

    Merci pour cette conclusion. L’agriculteur est tenu de respecter son sol pour que celui-ci lui rapporte des récoltes dans le temps. Il ne peut pas faire autrement que d’être impliqué dans sa préservation, mais l’agriculteur rationnel ne peut pas tout miser sur l’activité microbiologique, le taux de matière organique ou la quantité de lombrics que contient celui-ci.
    Protéger la partie aérienne, le végétal qui supporte les futures récoltes est indispensable. Comment envisager une agriculture durable qui se moquerait des rendements qui la font vivre ? Produire de manière quantitative et qualitative a toujours été l’objectif de l’agriculture. Avec de plus en plus de bouches à nourrir et des surfaces agricoles en diminution, comment prétendre revenir à une agriculture vivrière qui remplirait cette ambition ? C’est la science et non les croyances et pratiques d’un autre temps qui seront capable de relever les défis de l’agriculture nouvelle, sans préjuger, celle qui nourrira correctement les hommes tout en intégrants les contraintes environnementales : l’inoculation des plantes par les symbioses fait partie de cette voie comme les OGM finiront par s’imposer un jour en Europe : c’est ça l’agriculture rationnelle.

    http://0z.fr/hxqc6

    • Ravie que cet article vous ait plu et de vos arguments toujours pertinents. Quand est ce que vous écrivez chez nous ????

  2. « Pourquoi des produits naturels seraient approuvés sans la moindre objection et les produits de synthèse considérés comme néfastes et condamnables par une partie des intégristes naturalistes promoteurs du bio à tout prix ? »

    – Les produits naturels et les nombreuses méthodes de cultures alternatives aux produits de synthèse fonctionnent très bien contre les ravageurs aux végétaux cultivés, pas seulement sur les parties aériennes de la plante à consommer, car les acteurs de l’écologie, les écologues et les agrobiologistes ont pris conscience que le sol et le sous-sol n’était pas qu’un substrat support de culture.

    Des études sont menées dans cette direction par des acteurs institutionnels du secteur agricole dans la recherche, conseil et développement qui s’investissent pour répondre aux besoins du moment.
    En l’occurrence, en plus des pléiades de solutions déjà à notre disposition, nous attendons avec impatience les aboutissants de la recherche sur les huiles essentielles en alternative aux insecticides et fongicides de synthèse, mais aussi comme apports foliaires en nutriments pour les végétaux cultivés avec (je le précise) des objectifs de productions quantitatifs et qualitatifs.

    « Avec de plus en plus de bouches à nourrir et des surfaces agricoles en diminution, comment prétendre revenir à une agriculture vivrière qui remplirait cette ambition ? »

    – En incitant les collectivités locales à installer des agriculteurs sur leur territoire, sur des surfaces à taille humaine définies par les SMI (surfaces minimum d’installation.)
    Ce pour toutes les agricultures : Élevages, grandes cultures, maraîchage, arboriculture, pépinière, floriculture, sylviculture…etc.
    – En incitant les agriculteurs exploitant sur les avantages de la diversification des activités à la ferme, l’exemple idéal étant la polyculture-élevage, mais pépinière et céréales en est un autre, arboriculture et maraîchage ou maraîchage et floriculture (pour la production des jeunes plants de légumes à repiquer.)

    La transformation à la ferme ou à proximité, la vente directe pour les circuits courts alimentaires sont encore au stade de niches, mais en pleine expansion.

    Toutes ces projections d’auto-suffisances économiques ont pour but le rayonnement de l’agriculture, la préservation des savoir-faire terriens par la formation, l’emploi, la création ou la reprise d’entreprises à vocations agricoles.

    Quant à la bio ou les cahiers des charges et techniques particulières équivalents ; ne considérons cela que comme un levier permettant de parvenir à une agriculture nouvelle.

    Bien cordialement
    Sylvain

  3. Olivier vous posez une question pertinente: Où commence l’intervention de l’homme considérée comme acte contre nature ?

    D’abord je voudrais lever quelques confusions faites et qui ouvrent la voie à des raisonnements trop manichéens. Je cite « Vivre c’est lutter ». Il aurait été plus juste de dire « vivre c’est s’adapter ».
    Première confusion: La nature et le vivant. La nature est composé du milieu naturel + le vivant qui l’a colonisé (Il y a le milieu naturel sur Mars mais pas ou plus de vivant). Sur Terre le vivant s’est développé et se développe toujours sous les conditions changeantes du milieu, parfois de manières brutales et d’autres fois douces, et en conséquence celui-ci doit perpétuellement évoluer et s’adapter à ces nouvelles conditions (le vivant modifie également fortement son milieu naturel). Il n’y a pas d’hostilité, qui suppose une volonté extérieure de nuire, juste un monde qui change (parfois violemment, je le répète, exemple des typhons). Cela est ni bien ni mal, ce sont les conditions du système qui a accueilli la vie.
    Ce que l’on observe, c’est que la vie modifie son milieu pour le rendre plus propice à la vie. C’est un cercle vertueux que le vivant perpétue. Et c’est la que se tient la réponse à votre question de départ. Mes actions sont-elles propice à la vie, forcement sur le long terme, ou pas ? Ou bien mes actions sont-elles perturbatrices des cycles du vivant, des écosystèmes ?
    Il est utile de se poser ces questions !
    Je comprend que vous puissiez vous poser aussi d’autres questions comme: Pourquoi mes rendements baissent alors que la vie engendre automatiquement plus de vie ? Sous ces conditions mes rendements devraient augmenter au fil du temps. Il faut alors se demander: Quelles perturbations ai-je causées qui inverse le processus ? Pour cela il faut observer et comprendre comment le vivant fonctionne (puisque c’est lui que l’on veut orienter pour nos besoins). C’est lui qui « sait » comment ça marche ! Que fais-je qui ne soit pas présent dans la nature ?

    La réponse: La monoculture et le labourage !
    Les bactéries (anaérobies) qui décomposent les végétaux et enrichissent la terre sont détruites par l’oxygène qui est introduit par le labourage. On pallie par l’apport d’engrais qui engendre des pollutions.
    La monoculture épuise les sols, même avec l’alternance d’autres monocultures ou des périodes de jachères les nutriments (comme l’azote) contenus dans la terre diminuent.
    La monoculture affaiblie la résistances des cultures. En revanche la diversité des plantes sur un terrain freine la propagation des maladies.La monoculture favorise les épidémies.
    En conséquence les rendements baissent. Pour palier à cela, on pulvérise engrais et pesticides. Mais les divers « ravageurs » s’adaptent, alors on développent de nouvelles molécules encore plus destructrices. Et les ravageurs s’adaptent à nouveau et résistent. Alors on invente les OGMs. Et on constate actuellement que les nuisibles s’y adaptent aussi. Alors, on attend la nouvelle arme destructrice issue des laboratoires industriels. Mais où cette course va t’elle nous conduire ?
    Le meilleur moyen de sortir de ce cercle vicieux est de sélectionner des plantes vivaces (pérennes) pouvant être consommés et cultivés en polyculture. Cette prairie comestible serait non seulement une nouveauté, mais surtout exactement le contraire de ce que nous connaissons actuellement. Les plantes passeraient l’hiver en place, finis donc les labourages et semailles annuels ainsi que l’érosion des sols (ses plantes font des racines l’hiver). Finis aussi l’apport l’amendement artificiel car des plantes fixant l’azote seraient associées (coopération entre plantes). Plus besoin non plus de pulvériser des pesticides car le mélange de nombreuses espèces différentes ralentit la progression des ravageurs.
    Bref la polyculture de plantes vivaces (graminées et légumineuses par exemple) recréer des cycles vertueux.
    Pour la vigne, du trèfle (légumineuse qui fourni de l’azote) semé entre les rands est un début. Cette technique est déjà pratiquée et donne de bon résultats.

    Si vous doutez de cela, sachez que l’INRA lance un programme de recherche sur la permaculture (technique d’agriculture inspirée de la nature) et qui a pour but objectif de comparer les rendements obtenus avec ceux de l’agriculture traditionnelle. Gageons que cette étude permettra de clore les polémiques futures.

    • @Sylvain&Biomimesis,

      PETITE PHILOSOPHIE ENTRE AMIS__________________________
      Vivre, c’est lutter… et jouir ! Le reste du temps, l’homme ne fait que s’adapter ou bien il disparaît. C’est cruel, mais c’est ainsi, il y a certaines évidences qu’il vaut mieux ne pas ignorer. La nature n’est pas bonne mère comme le prétend Pierre Rabhi. La nature abrite un nombre de vies variées où chaque espèce doit s’efforcer de lutter pour rester en vie et finir inexorablement par mourir. Dans les documentaires animaliers, je n’ai jamais trouvé les animaux particulièrement tendres entre eux, même si le lion peut parfois se montrer affectueux avec ses petits, il n’en reste pas moins un animal féroce que redoutent bon nombre d’espèces qui croisent son chemin. Si la nature était si bonne que cela, alors pourquoi l’homme aurait-il eu besoin d’inventer l’agriculture ? L’environnement est d’abord un milieu hostile pour l’homme qui doit lutter en permanence contre des situations les plus élémentaires : se nourrir (lutter contre la faim), se vêtir (lutter contre le froid). Nos sociétés riches ont peut-être tendance à oublier que cette condition humaine privilégiée a pu se gagner qu’au prix de longs et durs efforts au cours de notre histoire.
      L’homme aurait-il eu tort de s’être battu pour construire nos civilisations actuelles ? Personnellement, je ne souhaite à personne de retourner à l’âge de pierre. C’est au contraire avec plus de science (le savoir) que l’humanité parviendra à progresser et non en refusant le progrès technique diabolisé par des écologistes radicaux qui baignent dans des croyances d’ordre religieux…

      LA DURE RÉALITÉ ÉCONOMIQUE___________________________
      Comme sur terre rien n’est uniforme et que rien n’est figé définitivement, l’agriculteur ne peut faire autrement que de s’adapter à son milieu, avec les moyens et les savoirs mis à sa disposition qu’il doit intégrer et mettre en pratique. Les conditions culturales du Sahel ne sont pas celles du nord de la France. Dans une même zone géographique, l’agriculteur est amené à considérer la variabilité des sols et sous-sols pour pouvoir y faire pousser des cultures adaptées au climat tout en appliquant au mieux les moyens possibles à cette mise en œuvre. La notion de rentabilité est toujours prise en compte. Avec de l’argent, c’est toujours plus facile d’obtenir des récoltes… Si on regarde dans le détail, les itinéraires culturaux, sur différentes fermes, on s’aperçoit qu’aucun agriculteur ne travaille de la même façon. De nouvelles techniques apparaissent certes, mais se généralisent que si celles-ci sont capables de remplir les objectifs de production dans la durabilité.

      PRODUITS NATURELS OU DE SYNTHÈSES ?_________________
      Il ne faudrait pas se cloisonner dans l’idée que seuls les produits naturels sont bons pour les cultures, tout le reste étant mauvais.
      Aujourd’hui si les produits de protection des plantes d’origine naturelle étaient si merveilleux et performants, ils seraient adoptés par l’ensemble de l’agriculture.

      Dans la protection de la vigne, l’utilisation du cuivre connait ses limites (efficacité et environnement) et il me paraît plus raisonnable de jouer sur plusieurs principes actifs pour contrôler les maladies cryptogamiques ou les populations d’insectes ravageurs. Que demandent les agriculteurs ? Des produits efficaces, les moins polluants, les plus faciles à utiliser, les moins dangereux pour leurs santés. Si des produits « naturels » remplissent ces objectifs, alors ils seront utilisés sans réticences (la notion de prix intervient quand même!).

      LE SOL NE PEUT PAS TOUT ET AU FINAL, C’EST LA NATURE QUI, DANS SON ENSEMBLE, A LE DERNIER MOT___________
      Le non-travail du sol, la rotation des cultures, les couverts végétaux, l’utilisation des insectes auxiliaires, sont des techniques intéressantes, mais dans mon cas en viticulture, lorsque je plante un pied de vigne c’est pour 30 ans ! Je ne peux faire autrement que d’avoir recours aux pesticides. Si demain des plants obtenus par transgenèse permettaient de ne plus traiter les vignes seriez-vous contre ? Certaines organisations environnementales par pur principe idéologique s’opposent à la culture de semences transgéniques qui permettraient pourtant d’améliorer les conditions humaines dans les pays pauvres. Dans ce cas d’urgence, ce refus catégorique est criminel.

      Cette année, en Charente, la récolte est décevante. A qui la faute ? Aux viticulteurs qui ne savent pas travailler ? Non dans son ensemble, c’est la faute à la nature ! Tout d’abord la pression parasitaire (le mildiou) a été forte cette encore. Des dégâts sur feuilles puis sur grappes ont été constatés, mais ont dans la majorité des cas pu être contenus grâce à un bon niveau de protection phytosanitaire. Fin septembre le raisin n’était pas encore mûr, mais commençait à être atteint par des foyers de botrytis. La maturité n’était pas encore arrivée alors qu’il fallait commencer à vendanger. Bien que le mois de juillet laissait espérer une récolte généreuse, l’excès d’eau dans certains secteurs, le retard du cycle végétatif et les températures basses ont été fatales pour le végétal : une vendange à l’état sanitaire critique et pauvre en sucre. Aujourd’hui, dans le vignoble, un grand nombre de rameaux ne sont toujours pas aoutés… Maintenant, si vous connaissez des méthodes qui me permettent de ne pas traiter du tout ou d’utiliser des produits naturels respectueux de l’environnement et des hommes qui travaillent dans la vigne, je suis preneur ! Par contre, je tiens à rajouter que je ne souhaite pas voir bondir mes couts de production et que je désir produire aussi quantitativement et qualitativement qu’avec les techniques qui ont fait leurs preuves.
      La biodynamie, travailler avec la lune ou faire écouter de la musique aux plantes sont des pratiques plus proches de l’ésotérisme que de la science…

      LA POPULATION EST-ELLE CONSCIENTE DES CONSÉQUENCES D’UN ÉVENTUEL RETOUR A UNE AGRICULTURE ARTISANALE ?
      On peut regretter l’augmentation des tailles des exploitations agricoles (et la diminution de ses agriculteurs), qui peuvent paraître parfois inhumaines, mais toutes les bonnes intentions de biens pensants qui s’imaginent qu’un retour à une agriculture artisanale finira par revenir sont des leurres manifestes. Alors que les travaux de la terre sont de plus en plus boudés et que la main-d’œuvre qualifiée se fait de plus en plus rare sur le marché du travail, comment laisser croire qu’un éventuel retour à une agriculture plus demandeuse de travail manuel puisse facilement apparaître dans nos pays où la concurrence de nos produits alimentaires est une réalité criante ?

      L’agriculture est perfectible et les paysans qui ont les pieds sur terre le savent bien. Cependant les réalités administratives (mises aux normes, paperasse…), fiscales et environnementales toujours plus contraignantes ne permettront pas le bouleversement voulu par des idéologues déconnectés des conditions de la vie réelle. De plus, il faudrait aussi que cette envie soit partagée par la majorité des citoyens dans un pays où le pouvoir d’achat dégringole. Une agriculture plus chère, dont l’ensemble de la population n’aurait pas accès aux produits, c’est une agriculture destinée à des consommateurs aisés…

      http://www.forumphyto.fr/2012/10/04/l%E2%80%99agro-ecologie-c%E2%80%99est-quoi-au-juste-reportage-de-l%E2%80%99afis-ardeche/
      http://www.youtube.com/watch?v=VVeowXl1HVo&context=C26915ADOEgsToPDskLEwnqGX5k0SOY5gqhuRY41
      http://0z.fr/ruIX5
      http://0z.fr/panGs
      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2113
      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2120