Les objectifs d’une journée technique (interview vidéo)

27-11-2012

Gilles TOURLONIAS : responsable technique de la Coopérative d’Herbauges.

– Quels étaient les objectifs de cette journée technique : le sol milieu vivant, point central des systèmes de cultures ?
« Montrer aux producteurs des méthodes culturales différentes.
L’environnement prend une place importante, nos méthodes d’hier ne seront plus celles de demain. Si nous ne voulons pas subir de nouvelles contraintes, il nous faut avoir une longueur d’avance.
La stratégie de la coopérative est basée sur le fait que l’agronomie est  primordiale et qu’il fallait d’abord regarder ce qui se passait « en dessous ».
Une plante bien enracinée, bien implantée saura mieux se protéger contre les agressions extérieures. La première partie de la formation des agriculteurs tourne autour de l’agronomie. Dans un second temps on essayera de regarder ce qui se passe « au dessus » en essayant de corriger ce que l’on n’aura pas pu corriger en dessous. »
Beaucoup de sociétés sont arrivées en proposant des solutions « miracle. Nous essayons donc, de tester et de choisir correctement.
Par contre, oui, nous avons des pistes, que nous avons vu lors de cette journée technique (TCS, bactéries…). Les mycorhizes sont aujourd’hui des pistes crédibles, cartésiennes (nous avons du mal à mettre du concret autour de la vie biologique des sols).
C’est cartésien et visualisable par un producteur et ça nous intéresse.
Nous pouvons intervenir sur le nombre de bactérie et de champignons ou sur la nourriture de ces bactéries ou mycorhizes.
On tente donc de faire un choix en fonction des groupes de producteurs qui y réfléchissent, puis de valider un système, porté par les producteurs et la coopérative.

Luc HERVOUET : président de la Coopérative d’Herbauges

– Les engrais starter à base de micro-organismes seraient-ils une alternative au 18/46 ?

2 réflexions au sujet de « Les objectifs d’une journée technique (interview vidéo) »

  1. Bonjour, je voulais savoir si au cours de ces journées techniques, vous abordiez le fait de choisir des variétés de plantes à forte dépendance mycorhizienne plutôt que les variétés habituellement cultivées par les agriculteurs ? Merci pour votre réponse.

  2. Lors d’une journée technique il y a une large place laissée aux questions.
    Pour la votre, on ne sait pas si une variété de maïs se mycorhize « mieux » qu’une autre. A notre connaissance il n’y a pas eu d’étude à ce sujet.
    La mycorhize choisie (le champignon Glomus Intraradices) a l’avantage de faire une symbiose avec une beaucoup de plantes, donc d’être utilisée largement en agriculture. Par contre nous savons que certaines plantes se « mycorhizent » mal (les crucifères par exemple).