Limites maximales de résidus : définitions pour mieux comprendre

19-03-2017

LMR agricultureQu’est ce qu’un pesticide ?

Les pesticides, étymologiquement « tueurs de fléaux », sont des produits le plus souvent obtenus par synthèse chimique. Il s’agit d’un terme générique qui rassemble les insecticides, fongicides, herbicides et parasiticides qui s’attaquent respectivement aux insectes ravageurs, aux champignons, à ce qui est communément nommé «  mauvaises herbes » ainsi qu’aux vers parasites.

Leurs propriétés toxiques permettent de lutter contre les organismes nuisibles sévissant dans les cultures. Un organisme nuisible est défini comme toute espèce, souche ou biotype de végétal ou d’agent pathogène nuisible pour les végétaux ou produits végétaux. Les végétaux se définissent comme les plantes vivantes ou parties de plantes vivantes, y compris les semences ou le matériel génétique (ainsi que les grains). Ce sont également les produits manufacturés, qui, étant donné leur nature ou celle de leur transformation, peuvent constituer un risque d’introduction ou de dissémination d’organismes nuisibles.

Si c’est un sujet d’actualité, l’utilisation des pesticides n’est pas nouvelle, loin s’en faut ! Elle remonte en effet à l’Antiquité : l’usage du soufre date de 1000 av JC, quant à l’arsenic, il était recommandé au 1er siècle de notre ère par PLINE (écrivain naturaliste romain auteur d’une monumentale encyclopédie intitulée « Histoire Naturelle »).

L’utilisation plus généralisée des pesticides a suivi les progrès de la chimie minérale  – au 19ème, on se sert de produits à base de sulfate de cuivre et de mercure – puis leur utilisation a accompagné les développements de la chimie organique. L’usage des pesticides a été décuplé dans la seconde moitié du 20èmesiècle, on note qu’il a doublé tous les dix ans entre 1945 et 1985 !

L’adoption en 1985 par la Conférence de la F.A.O (Food and Agriculture Organisation) du « Code international de conduite pour la distribution et l’utilisation des pesticides » préconisant une utilisation plus rationnelle des pesticides a mis un coup d’arrêt à cette forte progression. Ce code a en effet été « l’un des premiers instruments volontaires à l’appui de la sécurité alimentaire qui vise aussi à protéger la santé humaine et l’environnement » (extrait de la préface de la Conférence de la F.A.O de 2002).

Qu’est ce qu’une substance active ?

Une substance active (molécule) constitue le principe actif (celui qui agit sur les nuisibles) du produit pesticide. Les substances actives utilisées en agriculture sont au nombre de 800 environ, dont 400 utilisées en France. Elles entrent dans la composition de plus de 6000 produits (préparations commerciales). Les  produits en question peuvent contenir une ou plusieurs substances actives ainsi que des adjuvants[1] ou autres co-formulants visant à améliorer les propriétés de la préparation. Ils bénéficient d’une A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché).

Qu’est ce qu’un résidu de pesticide ?

Un résidu de pesticide concerne toute substance présente dans les aliments, les produits agricoles ou les  aliments pour animaux, provenant de l’utilisation de l’un des pesticides précités. L’expression englobe les dérivés de pesticides tels que les produits de transformation, métabolites, produits de réaction ou impuretés.

Mais de quoi parle-t-on précisément lorsque l’on parle de Limite Maximale de Résidus (LMR) ?

  • Quelle est la règlementation actuelle en matière de L.M.R ?
  • De quelle manière les contrôles sont-ils effectués sur le terrain ?
  • Y a-t-il encore des risques ?
  • Quelles implications sur l’agriculture de demain ?

 La suite dans un prochain billet !

NP


[1]  Quelque chose qui aide à l’accomplissement d’un processus, renforçant ou ajoutant des propriétés recherchées.

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