Météo et cultures : tour d’horizon de la situation

04-06-2013

Après la pluieMétéo pourrie : les cultures pleurent !

Que ce soit à cause des pluies abondantes, du froid ou du manque d’ensoleillement.

Toutes les cultures et toutes les régions sont touchées par les conditions météorologiques difficiles de ce printemps 2013…

Dans l’Est de la France, le ministre de l’agriculture vient par exemple d’annoncer la mise en place de mesures d’urgence pour les agriculteurs touchés par les inondations qui ont submergé des prairies, des surfaces consacrées aux grandes cultures (céréales et oléagineux) ainsi que des productions légumières. 7 départements sont concernés :

  • Aube,
  • Marne,
  • Haute-Marne,
  • Yonne,
  • Côte d’Or,
  • Saône et Loire
  • Seine et Marne

Les récentes inondations dans le Gers, la Haute-Garonne et le Tarn et Garonne vont peut-être allonger la liste.

Le Cetiom prévient que les pluies importantes que connait l’Est du pays depuis plus d’un mois « ne seront pas sans conséquences sur le système racinaire et le fonctionnement des plantes ». « Les sols sont gorgés d’eau et l’on commence à voir des zones avec une végétation dépressive. Certaines parcelles ont été inondées avec des colzas les pieds dans l’eau en pleine floraison ».

Selon Agritel-Terre-net, la perte de la production française 2013 de cette culture serait de près de 20 % par rapport à 2012.

Les vignobles localisés dans ces départements – Bourgogne, Champagne de nombreuses parcelles ont été inondées et sont devenues impraticables.

L’herbe des prairies n’a pas assez poussé :

l’élevage sera également concerné avec des sols qui auront été plus piétinés, voire inondés. Dans les Landes, le Rhône et le Var, de fortes pluies tombées lors du week-end de la Pentecôte ont également causé des dégâts : le kiwi dans les Landes, la viticulture et les productions maraîchères dans le département du Rhône, et la viticulture dans le Var, où les parcelles inondées ont été rendues impraticables. Une mobilisation du « Fonds national de gestion des risques en agricultures (FNGRA) » est envisagée pour ces départements.

Le secteur de lhorticulture n’est pas épargné non plus :

« les conditions climatiques rigoureuses de l’hiver et du printemps ont entraîné une forte baisse de la consommation des végétaux d’ornement » indique le ministère. Ce secteur bénéficiera lui aussi de mesures d’accompagnement conjoncturelles.

Parcelles

Ces conditions météo particulières ont aussi comme conséquence de retarder les cycles végétatifs d’un grand nombre de cultures.

Le colza accuse un retard de 15 jours de la floraison par rapport à « la normale », retard qui s’accentue du fait des sommes de températures basses et d’un rayonnement déficitaire. Pour ces cultures, une baisse du potentiel de rendement est à craindre. Tout dépendra du mois de juin !

Pour le maïs : 20% n’étaient pas encore semés début mai. Pour les autres, l’enracinement est superficiel. Lorsque les chaleurs vont arriver, la plante n’aura pas les ressources pour puiser les nutriments et l’eau en profondeur.

Quant à la viticulture et l’arboriculture, on relève des retards de développement de 2 semaines, voire 3, dans certaines régions. En maraîchage enfin, les conditions climatiques ont aussi retardé la production d’asperges françaises qui étaient peu présentes au niveau de la grande distribution, ou encore les fraises, dont « les disponibilités en volumes sont faibles compte-tenu d’une météo peu lumineuse »….Sans parler des cerises, des abricots ou des melons, qui devraient arriver avec un retard de 15 jours à 3 semaines ! « Si le retour de la chaleur est attendu, elle fait craindre une forte accélération de la pousse avec pour conséquence un téléscopage de la production » : Le Syndicat Agricole.

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