Stress des plantes : des solutions 2/2

08-06-2016

Stress des plantesDans une parcelle, chaque plante est une proie pour les différents agresseurs et ils sont légions. Nous avons vu que les plantes avaient un système immunitaire qui leur permet de résister aux maladies tellement redoutées en agriculture : mildiou, oïdium, fusarium… Il existe des moyens pour aider la plante à se défendre contre le stress abiotique : comme les osmolytes.

Stress abiotique : c’est quoi ?

Le stress abiotique est déclenché par :
  • le gel,
  • la chaleur,
  • les chocs de températures,
  • la salinité,
  • le manque d’eau,
  • le rayonnement solaire,
  • les carences nutritives,
  • le vent ou verse(voir aussi les autres stress)

Comment réagissent les plantes lors de brusques changements de températures ?

Les écarts de températures peuvent provoquer des nécroses foliaires comme le « tip burn» de la salade ; des variations de régime hydrique, la « maladie du cul noir » de la tomate.

Quel mécanisme utilisent les plantes pour survivre aux carences nutritives ?

Elles ralentissent leur métabolisme et diminuent les dépenses énergétiques. Ce qui réduit la croissance, la photosynthèse et donc le rendement !

Certaines plantes se défendent mieux que d’autres aux conditions extrêmes d’aridité, de températures froides ou de salinité. Pour exemple, les algues vivent dans un environnement hyper-salins (le sel est toxique pour les plantes), certaines espèces comme la rose de Jericho résistent des dizaines d’années sans eau dans le désert…

Ré hydratation d'une rose de Jericho

Rose-of-Jericho – Kristian Peters-CC-by-SA

La rose de Jericho peut résister à l’absence d’eau pendant plusieurs années. Elle se déploie à nouveau (temps réel : 3 heures)  lorsque ‘elle est dans un environnement humide. Progressivement les feuilles redeviennent vertes (wikipedia).

Les plantes ont la capacité génétique de synthétiser des substances protectrices comme les « osmolytes ».

La glycine bétaïne est l’osmoprotecteur le plus puissant du monde végétal. Elle augmente la pression osmotique dans la cellule végétale afin d’éviter la fuite de l’eau hors de la cellule aboutissant à sa mort.

Elle permet la rétention ou la diffusion de l’eau et des oligo-éléments par la gestion de cette pression osmotique.

De la même manière elle diminue le point de cristallisation de l’eau à l’intérieur des cellules de la plante; Cela permet de baisser la température de gelée et donc d’éviter l’éclatement des cellules et la mort de la plante.

régulation  et osmotique en agricultureEn viticulture, par exemple, en application foliaire à la fin de la floraison, la glycine bétaïne améliore la nutrition en cas de fortes chaleurs. Et 3 semaines avant la récolte, elle permet une meilleure résistance à l’éclatement / fissuration des baies et tenue des fruits post récolte (raisin de table). Pour les fruits, il a été démontré qu’elle permet d’améliorer la conservation après récolte (Momilia).

Toute la réussite réside dans la prévision des agressions. Chaque agriculteur connaît les risques de fortes chaleurs (la météo l’y aide bien..) et sait jusqu’à quand une gelée peut encore avoir lieu au printemps. Les osmoprotecteurs ont un bel avenir en agriculture pour limiter les dégâts de la météo de l’environnement.

JMS

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