Quels effets concrets sur la fertilité et la santé des sols ?
Impact sur l’humus et le stockage du carbone
Les couverts végétaux sont de véritables alliés dans la lutte contre le changement climatique par leur contribution au stockage du carbone. Selon l’INRAE, l’introduction régulière de couverts permet une augmentation moyenne du stock de carbone organique de 0,3 à 0,5 t/ha/an, soit une progression de 12 à 20 % en dix ans sur des sols initialement pauvres (rapport INRAE, 2019).
Fertilité minérale et azotée
Grâce aux associations de légumineuses (vesce, trèfle, féverole) et de céréales (avoine, seigle), on observe un effet synergique : les légumineuses, grâce à leur nodosité, fixent l'azote atmosphérique (jusqu’à 80 kg N/ha/an), qu’elles restituent ensuite progressivement. Cela réduit drastiquement la dépendance aux engrais azotés minéraux, ce qui représente à la fois une économie financière et un bénéfice environnemental (Source : ADEME, « Réduire les intrants, c’est possible ! », 2023).
Vie du sol et biodiversité fonctionnelle
L’implantation de couverts végétaux favorise la diversité des espèces vivant dans les sols. On constate que la biomasse microbienne peut doubler après 3 à 5 ans de semis réguliers d’engrais verts (Gilles Billen, CNRS, 2021). Cette diversité permet notamment de limiter l’apparition de maladies (effet de barrière contre certains pathogènes) et d’optimiser la minéralisation naturelle des éléments nutritifs.